Jeudi matin, nous voyons le psy pour le deuxième bilan ( là ça coince parce que Teddy n’a pas aimé la première fois et c’est comporté comme jamais il ne l’avait fait avant devant un toubib. Caché dans mes bras et demandant à rentrer.)
Vendredi matin, c’est moi qui vois le psy scolaire pour discuter de comment aider Teddy avec ses envies de mort.
Nous attendons que la pédo psychiatre qui a posé le diagnostique rentre de vacance pour avoir enfin son bilan. Sans ça le psy scolaire, la psychomotricienne et la prof ne veulent pas mettre de nom sur les soucis de Teddy ! Pour eux, il a un soucis et on doit trouver comment l’aider. Sauf que lors de la réunion j’ai tenté d’expliquer ce que nous avions constaté et ce que j’ai pu voir et lire sur le net (les articles, les vidéos) et je ne vois pas comment on peut encore douter. Je dis tenté parce qu’ils m’ont bien redit qu’on ne met pas d’étiquettes…
Donc ils veulent refaire une réunion début octobre avec les pédo psys, l’ergo que nous avons pu rencontrer en plus. Je vous laisse imaginer comment faire pour avoir toute l’équipe réunie vu qu’il faut encore jongler avec les horaires des papas :S
Après une semaine de classe, il en est toujours au même point relationnel avec les autres enfants. Il va jouer avec les autres mais à toujours l’impression de se faire agresser alors qu’ils font semblant de faire des prises de catch, boxe etc.
Il machouille toujours sa manche jusqu’au coude. Pleure ou boude très vite. Son programme est allégé. Sa maîtresse maintient son programme qui suit comme les autres mais avec moins d’exercices. J’ai demandé qu’elle puisse bénéficier d’une aide pour la seconder. Ainsi elle reprendrait son rôle de maîtresse (alors que là elle se comporte comme une maman sinon elle n’en tire rien du tout) et Teddy bénéficierai de l’aide dont il a besoin sans que les autres enfants ne soient lésés. Mais pour avoir cette aide il faut la demandé au plus tard fin février pour l’année suivante. Donc en gros on l’a dans le tutu bien profond.
Les autres enfants de sa classe ont beaucoup d’empathie pour lui. Alors que généralement les gamins sont moqueurs quand l’un ou l’autre n’arrive pas à faire les choses comme il devrait et bien là ils veulent l’aider et sont tout triste quand il pleure. C’est cro mimi mais cela m’inquiète pour eux.
Mon cœur est gros parce que j’ai vraiment le sentiment qu’on ne m’écoute pas. On a déjà eu le coup avec la psychiatre qui devait lui passer le test pour infirmer ou confirmer un TDAH qui n’a rien fait sauf nous passer sa collègue psychologue qui a refait les tests cognitif et affectif en nous disant qu’il avait juste un soucis de ne pas avoir trouvé sa place dans la famille. Elle voulait que nous fassions une thérapie familiale.
Je suis épuisée de cette impression d’être seule et de m’appeler Don Quichotte. A savoir que le psychologue scolaire n’a pas fait trop de soucis pour me donner un bilan mais il m’a clairement dit que nous avons le droit de consulter tout le dossier mais que seuls les professionnels avaient le droit d’avoir des copies ! Et nous on est quoi alors ? On est pas les parents ? On est pas les mieux placé pour le connaître ?
En gros, j’ai eu un fils mais je dois juste la fermer et faire ce qu’on me dit… qui a une corde à me prêter ?
A savoir aussi que la psy qui a fait le diagnostique a déjà fait la demande pour l’assurance invalidité. Et on ose laisser flotter que c’est du pipeau ce qu’elle dit ?

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